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CFTC  FORD

CFTC FORD

CFTC - FORD AQUITAINE INDUSTRIES


FORD Aquitaine Industries. Comité de suivi du 7 Sept 2015. Analyse de la CFTC.

Publié par CFTC Ford sur 8 Septembre 2015, 20:34pm

La CFTC  a participé à l’élaboration du document commun préparé en intersyndicale, envoyé et  présenté aux membres du Comité de suivi  (Ford, Etat Français, Préfet, Collectivités territoriales).

Lien: http://cftc-fai.over-blog.com/2015/09/cftc-ford-declaration-intersyndicale-au-comite-de-suivi-du-7-septembre-2015.html

Nous considérons qu’il serait grand temps que Ford annonce de nouveaux investissements et donne une vision claire de l’avenir qu’il prépare pour Ford Aquitaine Industries.

Il faut que Ford maintienne au minimum 1000 emplois au sein de FAI.

L’engagement, par Ford, du maintien des 1000 emplois au moins est la base de tout.

Car cela implique que Ford apporte une ou des activités suffisamment conséquentes pour effectivement garantir la viabilité de l’entreprise tout en apportant du travail pour cet effectif.

Lors de son retour fin 2010, Ford a laissé la moitié de l’usine vide de toutes machines.

Il y a donc la place pour que Ford investisse dans de nouveaux outils de travail sans prendre le risque d’une chute rapide des productions actuelles (2016 et après ?) qui aurait pour conséquence d’avoir un passage à vide entre la fin des activités d’aujourd’hui  et le  lancement des futures avec les retombées que nous connaissons : chômage partiel ou pire…

Ford pourrait permettre aux anciens de partir et embaucher des jeunes (sans réduction d’effectifs !).

Nous insistons sur le fait qu’embaucher de jeunes collègues  serait aussi un signe fort de la volonté de Ford de pérenniser le site.

Nous ne voulons pas qu’il se passe pour Ford Aquitaine industries ce qui s’est produit pour IBM, Solectron.  A savoir, la programmation méthodique de la fin du site obtenu par le non remplacement des départs en retraite et des plans de suppressions d’emplois successifs.

Tout cela passe par des engagements fermes de FORD vis-à-vis des salariés et de leurs représentants.

Les représentants de Ford, lors de ce Comité de suivi, n’ont apporté aucune réponse à nos légitimes interrogations. Rien concernant ce que sera FAI au-delà de 2016. Rien concernant l’avenir du secteur de fabrication des modules de transports pour transmissions, moteurs (racks). Rien au niveau du traitement thermique dont une grande partie de l’activité est liée à Getrag Ford Transmission ou, devrait-on dire, à Magna Ford Transmissions. Rien concernant une hypothétique nouvelle transmission qui est, selon Ford, toujours à l’étude. Rien sur ce qui est du futur du Double Embrayage si ce n’est que Ford loue la capacité a en résoudre les nombreuses difficultés ce qui constituerai un atout réel pour l’avenir de l’usine (cf flash info de la Direction du 8 Sept 2015)…Ford n’aborde pas non plus le sujet de la sous-traitance et de possibles réintégrations dans FAI d’activités externalisées. Idem concernant les plans formations et leur adéquation par rapport aux besoins réels. Un autre élément primordial n’est pas évoqué par Ford : la création d’un bureau d’études au sein de FAI.

La liste est donc longue et l’on peut résumer la situation par un sentiment d’enlisement. Ford joue la montre !

Ford ne répond sérieusement pas aux représentants des salariés et les pouvoirs publics, les politiques, qui représentent l’Etat et les citoyens, donnent l’impression de n’avoir aucune prise sur Ford.

Force est de constater que le fossé se creuse entre le pouvoir politique qui plie devant le dictat du patronat et ceux qui défendent l’intérêt des salariés.

La remise en cause du droit du travail, la volonté de faire des contrats de travail à la carte avec remise en cause des CDI, la volonté de favoriser la flexibilité à tout crin, les cadeaux fiscaux accordés aux grandes entreprises, le laissé faire de la « puissance publique » vis-à-vis d’engagements non tenus par les employeurs…  Cette politique menée depuis des années, par les gouvernements successifs, n’a jamais permis de favoriser la création des emplois et encore moins de maintenir le niveau existant.

Les multinationales se jouent aujourd’hui de toutes et de tous ! Elles engrangent l’argent public et investissent là où bon leur semble sur l’échiquier mondial, pratiquant la loi du plus offrant ! L’ironie étant que c’est pour partie avec l’argent des contribuables Français, via « la grande Europe », que les grandes entreprises s’installent dans des Pays « Européens » à bas coûts !

Il n’est pas acceptable que les politiques et pouvoirs publics qui distribuent l’argent public aux multinationales se contentent d’exprimer leurs inquiétudes. Certains nous avaient rappelé suite à la signature de l’accord cadre de 2013 que les accords n’engageaient que ceux qui les signaient.

Et bien il aurait fallu que ceux qui représentaient les citoyens et l’Etat Français imposent le maintien des emplois en contrepartie des aides publiques et ne se contentent pas de donner ces aides proportionnellement au nombre d’emplois qui seraient maintenus.

Ils ont beau jeu aujourd’hui d’exprimer leurs inquiétudes après avoir laissé sciemment le champ libre à la multinationale !

Ainsi,  les représentants de Ford ont tout loisir de mettre en avant la concurrence, tant au niveau Mondial qu’Européen, et la flexibilité. Ford a toujours dans l’idée d’utiliser le prêt de main d’œuvre voire les transferts de personnel entre FAI et GFT. Nous pensons que Ford est parfaitement informé des tractations actuelles entre Magna et Getrag. Un rachat de cette envergure ne se décide pas du jour au lendemain et a toujours des conséquences, à commencer sur le personnel…

Enfin, Ford ne se prononce pas sur ce que serait la nature du centre d’excellence de transmissions (FAI, GFT ) évoqué précédemment. Aucune réponse sur la proposition que les deux usines redeviennent Ford. Rien sur la cohérence et l’interactivité future des deux usines. Rien sur l’avenir du traitement thermique de FAI.

« Secouer » Ford et réveiller les politiques est notre seule alternative.

Mais cela ne pourra se faire sans la mobilisation de toutes et de tous !

 

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